Coronavirus SARS-CoV-2 et professionnels des établissements de santé et établissements sociaux et médico-sociaux

 14 novembre 2020


Modalités de mise en œuvre des arrêts de travail en vigueur pour les personnes contact à risque. 

 



En particulier pour les soignants, qui sont sont, par nature, plus susceptibles d’être en contact avec des patients porteurs du virus.

Au regard d’une analyse bénéfices risques, prenant en considération la nécessité de continuité de service dans les établissements sanitaires et médico-sociaux, cet avis nuance, pour ces professionnels, le principe général d’une éviction totale applicable aux patients positifs et aux sujets contacts à risque, comme indiqué ci-après  :

Tout professionnel présentant des signes cliniques évocateurs de Covid-19 doit bénéficier sans délai d’un prélèvement nasopharyngé. Dans l’attente, il doit être en éviction, sauf situation exceptionnelle (ex : seul médecin de garde dans un service) ;
Tout professionnel testé positif (symptomatique ou non) doit faire l’objet d’une éviction de 7 jours après le début des symptômes ; toutefois, à titre exceptionnel, il est possible de maintenir en poste un personnel asymptomatique dans le cas où il serait non remplaçable, avec un renforcement des mesures de précaution et d’hygiène
Un professionnel non porteur du virus, mais identifié comme sujet contact à risque, ne doit pas faire l’objet d’une éviction systématique, sauf s’il devient symptomatique ou ne peut pas garantir l’application stricte des mesures barrières.
Au regard de ces recommandations, il convient de rappeler la nécessité d’avoir une approche différenciée et mesurée de l’éviction des sujets contacts (et des personnes malades asymptomatiques non remplaçables) lorsqu’il s’agit de professionnels de santé ou en établissement médico-social, dont la présence auprès des patients ou des personnes en situation de vulnérabilité est plus que jamais indispensable. Ces décisions doivent, bien entendu, être accompagnées d’une vigilance toute particulière dans l’application des mesures barrière ; dans l’intérêt des soignants et des patients.

Ci-après le lien vers l’avis du Haut Conseil de Santé Publique, publié le 23 mai 2020, sur la possibilité d’adapter les recommandations générales d’éviction aux personnels intervenant en établissement sanitaire ou médico-social de ces professionnels, face à l’impératif de continuité de service et sous quelles conditions.

avis HCSP